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La construction de l'église de Bagnols, dédiée
à St Blaise, remonte au XVè siècle.
Elle
débute sous Roffec de Balsac (1453-1473), mari de Jeanne d'Albon qui lui
apporte par contrat les seigneuries de Châtillon et de Bagnols la guerre
de cent ans vient de se terminer. Les travaux continuent sous Roffec III
de Balsac (1453-1489) qui meurt en Bretagne où il accompagnait Charles
VIII. Son frère Geoffray (1489-1524), élevé à la Cour, page puis conseiller
et chambellan du roi lui succède. C'est lui qui reçoit Charles VIII à
Bagnols le 30 octobre 1490. On peut considérer que la construction de
l'église est achevée en 1535, date à laquelle est réalisé et mis en place
le bénitier servant de fonts baptismaux.
AGRANDISSEMENT
Sur le cadastre de 1827, l'église paroissiale
présente une forme curieuse avec des ruptures d'alignement et un seul
contrefort du côté Nord, contrefort qui est encore conservé aujourd'hui.
Le livre de compte ouvert en 1719 par le curé Girarde nous apprend
qu'elle ne comportait qu'une nef avec deux commencements de nefs latérales
qui furent abattues.
La sacristie voûtée d'origine, qui était trop petite et adossée
au midi du sanctuaire, a été remplacée par une sacristie plus spacieuse
située au levant.
Sur le cadastre de 1866, l'église apparaît sous sa forme définitive.
Encastrée dans le mur Est de la sacristie, on trouve une roue ou rose
des vents d'ordre 8, du XVè siècle, quelquefois qualifiée imprudemment
d'ancienne clé de voûte. Elle porte les armes des Balsac mal figurées
puisque les croix ou flanchis du corps du blason sont disposées à l'inverse
de la figuration habituelle qui place normalement ces éléments au sommet
d'un triangle équilatéral, pointe en bas.
Les travaux prioritaires relevés dans les délibérations du conseil
municipal de 1844 sont aux nombres de trois et concernent :
- Le nouveau cimetière (décision de transfert prise
en 1840, achèvement des travaux en 1847)
- L'agrandissement de l'église, la reconstruction de la chapelle St Roch.
- La justification des travaux d'agrandissement de l'église figure en
bonne place de la délibération du 7 mai 1845, on y apprend que :
..... . ; ; ; ; 1.
Moiré étant rattaché à Bagnols pour le spirituel, ces travaux concernent
environ 900 âmes (667 sur Bagnols et 202 à Moiré).
...... ; ; ; ; ....2. L'espace intérieur
de l'église, qui atteint 168 m2 (232 actuellement) dont seuls 150 sont
disponibles, n'est pas suffisant pour contenir même la moitié des habitants
du territoire de l'église.
..... ; ; ; ; .....3. l'agrandissement semble
facile à effectuer en prolongeant les deux chapelles latérales jusqu'au
portail de l'église tout en ayant soin de conserver aux nouvelles constructions
le beau style gothique qui caractérise les anciennes et en font un monument
précieux.
......; ; ; ; ....4. La commune ne peut voter
d'imposition extraordinaire jusqu'en 1848 en raison des impositions déjà
votées pour faire face aux frais d'appropriation de la maison d'école
et de construction du nouveau cimetière.
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| Tableau
de St Jérome
(cliquez sur le tableau) |
Quatre
mois plus tard, le 12 septembre 1847 le maire soumet au conseil municipal
deux plans et le devis fait par un architecte de Lyon, pour l'agrandissement,
la consolidation et la restauration de l'église, le devis se monte à 11.146,73
F.
Les travaux envisagés ne seront achevés et réglés que neuf ans plus tard
en 1854 , époque à laquelle d'autres projets prennent place qui concernent
l'établissement d'un puits
public avec pompe sur la place centrale, l'édification d'un lavoir
public à st Aygue (délibération du 6 décembre 1854), etc…Finalement
la note se trouve portée à 14.861,88 F, la recherche du financement nécessaire
doit mobiliser quatre Maires successifs.
Le clocher dut subir de npmbreux outrages, comme en 1879, 1894 et 1930,
ou il fût très endommagé par des tempêtes.
Le 20 janvier 1879, un
vent très violent fait de gros dégâts au clocher dont le tiers des tuiles
est emporté.
Le 4 septembre 1930, le conseil Municipal accepte un devis de 8000F
pour réfection de la toiture de l'église et du clocher.
Le
30 juin 1958 la foudre tombe sur le clocher de l'église causant de
nombreux dégâts.
Un important travail de réfection des partie les plus anciennes
de l'église (chœur et transept) est entrepris pour un montant de 287 871F.
Le
22 Octobre 1999 la foudre tombe à nouveau sur le clocher de l'église
causant une nouvelle fois de nombreux dégâts de la toiture ainsi que du
coq gaulois datant de 1879. Ce coq en zinc fût remplacé le
Jeudi 14 Décembre 2000 à 16h39: une
journée historique.
Les dégâts causés au clocher
nécéssitèrent plusieurs mois de réfections,
cliquez ici pour voir les photos.
en
2001-2002 les anciens
vitraux datant de 1850 sont remplacés. Le choix des nouveaux
vitraux a été assez contesté.
LES
CLOCHES
Une cloche n'est
pas un ornement, elle a une voix et une fonction propre, celle de rassembler
à son appel. Elle rythme les journées avec l'Angélus, annonce baptêmes,
mariages et décès. C'est encore la cloche qui prévient des dangers aux
coups redoublés du tocsin.
Il y a trace, dans les archives du Rhône, du baptême d'une cloche
à l'usage de la paroisse, le 1er novembre1739. Cette cloche qui fut certainement
transformée en canon de la république a été remplacée par une cloche fondue
en 1816 et dont les inscriptions sont difficilement lisibles en raison
des déjections dues aux pigeons.
Les deux autres cloches présentes ont été commandées par l'abbé
Pérole qui a beaucoup souffert à cette occasion. Ces deux cloches ont
été bénites le dimanche 13 Août 1933. Elles pèsent respectivement 530
Kg (la bémol) et 380 Kg (si bémol).
Voici les inscriptions portées sur chacune de ces deux cloches
:
530 Kg : Je me nomme Michelle-Jeanne-Claudine-Suzanne-Adèle-Renée,
j'ai été baptisée le 13 Août 1933 par Mr l'Abbé
Antoine Pérole, curé de Bagnols, Mr Rivière maire
de Bagnols, conseil paroissial : Mrs Durand, Chasselay, Demours, Vermorel,
Reilleux.
380 Kg : Je me nomme Antoinette-Alberte-Christiane-Marie-Louise,
j'ai été baptisée le 13 Août 1933 par Mr l'Abbé
Antoine Pérole, curé de Bagnols, Mr Rivière maire
de Bagnols, conseil paroissial : Mrs Durand, Chasselay, Demours, Vermorel,
Reilleux.
A noter également que les cloches ont été fondues
Chez Paccard à Annecy, et que la bénédiction des
cloches à été faite par MM. les Chanoines Prat
et Limone, prédicateur : M. l' Abbé Lavarenne.
Lors de la liberation en 1945, elles sonnèrent durant 48 heures non-stop.
Les personnes se relayaient jours et nuits pour actionner les cordes...vocales
de ces cloches.
Voir la photo des cloches
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